Les thérapies qui aident à retrouver le bien-être au volant

Vous arrive-t-il de prendre le volant dans des situation de stress très pesantes ? Notre quotidien est fait de petits et de grands tracas qui pèsent sur notre esprit et qui peuvent se ressentir sur notre conduite. Une dispute avec son conjoint, un client mécontent, son enfant qui pleure, un patron trop exigeant : beaucoup de choses peuvent nous mettre dans de mauvais états émotionnels au volant, parfois, une erreur regrettable peut survenir.

Cet article n’a pas vocation à donner des clefs pour affronter des situations de stress au volant, il vise à évoquer des thérapies en lien avec le bien-être au volant. Comme vous le constaterez, la majorité de ces thérapies concernent des conducteurs souffrant d’un stress post-traumatique (suite à un accident). Je trouve qu’il est intéressant de savoir que ces thérapies existent, car nous ne sommes jamais à l’abri d’en avoir besoin un jour.

La cohérence cardiaque et la sophrologie pour le stress ponctuel

Comme nous l’évoquions dans l’introduction : nous pouvons être exposé à un stress ponctuel chaque jour. Il suffit qu’un évènement survienne et paf, nous prenons le volant en colère ou stressé. Les deux techniques qui vont suivre donnent quelques pistes pour aider les conducteurs à gérer leur stress au quotidien pour être serein sur la route. )

La cohérence cardiaque

Une technique qui se base sur des exercices respiratoires simples et accessibles à tous qui permettent à l’individu de réguler son rythme cardiaque pour se calmer et être plus serein au quotidien. Cette thérapie est utile pour contrer les petits tracas du quotidien : boulot, embouteillage, frustration…

La sophrologie

Un ensemble de techniques pratiquées par un professionnel qui vise à aider l’individu à retrouver un équilibre sain entre le corps et l’esprit. On ne cherche pas ici à guérir des troubles profonds, mais à travailler sur des causes de stress dont l’individu a conscience. On ne vise pas à résoudre un problème, mais on donne à l’individu les moyens de le surmonter. La sophrologie est très utile pour les jeunes conducteurs qui perdent leurs moyens à l’examen du permis de conduire à cause du stress. Grâce à la sophrologue, l’individu reste concentré sur son but et ne se laisse pas déstabiliser.

L’hypnose, la thérapie EMDR et la thérapie comportementale et cognitive pour les troubles plus profonds

Ces thérapies concernent des conducteurs éprouvant un malaise important et inexpliqué du seul fait de conduire ou d’être à l’intérieur d’u véhicule. Ce malaise peut provenir d’une phobie (l’amaxophobie pour la peur irraisonnée des véhicules) ou d’un stress post-traumatique (suite à un accident qui a laissé des blessures psychologiques).

L’hypnose

Personne ne vous fera danser la macarena. Contrairement aux idées reçues, l’individu hypnotisé n’est pas inconscient : il est juste dans un autre état de conscience. Grâce à l’hypnose, l’individu se concentre sur ses blessures profondes et oublie les pensées parasites (exemple : ce que je vais manger ce soir). Ainsi, guidé par le thérapeute, le conducteur trouve les causes profondes de son anxiété sur la route et entame un processus de guérison psychologique.

La thérapie EMDR

Une thérapie assez inattendue qui consiste à soigner des douleurs psychologiques grâce au mouvement des yeux. Contrairement à l’hypnose, le patient n’est pas dans une situation de transe, il est parfaitement conscient. Sans quitter des yeux un stylo tenu par le thérapeute, il parle de son malaise. Il semblerait que le fait d’être concentré sur un autre élément pendant que l’on évoque le malaise permet de le relativiser et de mieux le vivre. Certaines personnes seront plus sensibles à cette technique, car tout le monde n’est pas disposé à être hypnotisé, certains ont du mal à se laisser porter par leurs pensées.

La thérapie comportementale et cognitive

Tout comme les deux autres thérapies, cet ensemble de techniques permet au conducteur de surmonter des souffrances psychologiques liées à la conduite ou à la route. Cette technique est présentée comme étant plus brève que l’hypnose ou la thérapie EMDR.

N’ayant jamais pratiqué de telles thérapies, je pense que chacun d’entre nous sommes plus sensibles à l’une ou à l’autre en fonction de notre personnalité et de l’importance de notre souffrance psychologique. Vous n’êtes probablement pas concerné par un stress post-traumatique ou par l’amaxophobie, mais sachez que la route est un terrain de jeu dangereux et les gros bobos arrivent bien vite. Sachez aussi qu’aucun accident n’est anodin et qu’il n’y a pas besoin de tuer quelqu’un pour souffrir psychologiquement après un accident. Certains « petits » accidents sans dommages matériels peuvent être de véritables séismes dans nos vies.

Mis à jour le 19/08/2018