Journée sans voiture : les Français en veulent plus !


Les dégâts liés à la pollution atmosphérique notamment ces dernières années ont amené les autorités françaises à repenser et réintégrer la journée sans voiture dans les habitudes. Officiellement lancée à l’échelle européenne en 1998, elle avait disparu en France depuis lors, avant d’être rééditée en 2015 à l’occasion de la COP21 où Paris accueillait l’accord sur le climat. Les objectifs d’une telle journée ne sont donc pas sans lien avec le souci de préservation de l’environnement.

Pourquoi une journée sans voiture en France ?

L’objectif est d’amener les Français à introduire progressivement dans leur quotidien, des moyens de déplacement moins polluants, et à relativiser l’importance de la voiture. C’est donc à la fois un objectif de sensibilisation et d’orientation.

Journée sans voiture : les Français en veulent plus !

Sensibiliser sur les méfaits de la pollution

La journée sans voiture vise à sensibiliser sur les méfaits de la pollution. Il faut remonter aux origines et au contexte de son institution pour le comprendre. Selon les chiffres issus d’une étude réalisée par Le comparateur assurance, 74 % de Français subissent régulièrement les effets de la dégradation de l’environnement et au moins 1 français sur 2 trouve fondée l’initiative d’une journée allant dans le sens de la sensibilisation.

Les taux élevés de cancers, de maladies cardiovasculaires, de pharyngites, d’insuffisances pulmonaires et d’autres maladies chroniques, sans oublier les décès évalués à 5,5 millions par an au plan mondial, justifient bien l’initiative d’une journée sans voiture.

Opter pour des moyens écologiques de déplacement

La journée vise également à orienter les Français vers la mobilité douce. La marche, le vélo simple, le vélo électrique, le roller, la trottinette, le skateboard, l’hoverboard, et tous les autres moyens non-polluants sont empruntés pour vaquer aux occupations. Même si les bus, les taxis et les métros sont autorisés, l’objectif reste d’amener les populations à découvrir d’autres moyens de déplacement (plus d’informations à ce sujet sur Gataka).

Lors de journées précédentes, plusieurs Français ont par exemple adopté et intégré le vélo électrique dans leurs habitudes.

Les conséquences directes

La journée sans voiture a comme première conséquence perceptible, un impact significatif sur la densité de circulation de certains axes routiers, avec une baisse comprise entre 20 et 40 % des niveaux de dioxyde d’azote en moyenne par rapport à un jour ordinaire. Cette journée enregistre :

  • une réduction des gaz à effet de serre 
  • une réduction de la pollution par les voitures 
  • une réduction de la pollution sonore

Mais les Français estiment qu’une journée sans automobile en une année ne suffit pas.

Pourquoi une journée sans voiture ne suffit-elle pas ?

Même si l’initiative est louable et fructueuse, une seule journée sans voiture sur trois-cent-soixante-cinq ne suffit pas. Selon l’étude évoquée plus haut, les populations souhaitent que les initiatives se multiplient.

La multiplication des journées sans voitures

L’étude statistique effectuée montre qu’au moins 1 français sur 2 est favorable à la mise en place d’autres journées sans voitures dans l’année. Concrètement, sur l’échantillon des personnes interrogées, 54 % souhaitent voir l’initiative quotidiennement rééditée dans leur ville. Ces chiffres confirment la tendance aux mobilités douces qui se développe progressivement dans les villes.

La nécessité d’autres solutions alternatives à la voiture

Selon la même étude, 49 % de personnes estiment, en dehors d’une journée sans voiture, que leur ville doit proposer suffisamment de solutions alternatives à l’automobile. Parmi les solutions alternatives à l’automobile, la marche figure en tête de lice. On y rajoute le vélo, le vélo électrique, la trottinette, etc.

Voir les Français adopter les comportements écologiques souhaités, et par ricochet, contrebalancer les méfaits de la pollution, c’est ce que souhaite le plus grand nombre.

Mis à jour le 21/10/2019